NY / Paris et voilà !

novembre 27, 2006

le lendemain du jour que je décris
les magasins ouvriront, s’ouvrèrent à 5h du matin!
le joli concept du Thanksgiving est plutôt vécu comme une coréve de famille
avec les repas plantureux, le sourire forcé et puis comme tout le monde est réuni et ne se verra pas avant Noël, on va donc faire les courses en famille, avant le boulot, et comme tout le monde y va pour faire plaisir aux unes et aux uns,
il faut bien que les magasins aménagent des horaires d’ouverture selon l’amplification de l’accueil

derrière les vitres guillotines du bel appart des gonzes là
une tripotée éclectique machouillait avec ferveur des plats de Bologne,
entre les pattes, une petite tigresse métis qui hurlait en italien,
sa mère haïtienne l’avait conçu avec un italien…
il y avait aussi un autre haïtien de Montréal
et tous 2 parlaient de la non possibilité de revenir dans leur pays
ultra-violent
et puis les rouages de la corruption:
elle, elle s’occupait de représenter son pays à l’ONU à certaines occasions
et donc de par son travail, avait fréquenté le président, alcoolique de son état, et son entourage de dégénéré, branleur, incompétent, tous vivant grassement de l’aide humanitaire mondiale
mais entendre parler ces gens de l’impossibilité de revoir leurs paysages favoris au moment où je prends mes affaires, dis Bye à toute l’assemblée et m’en va vers la 42ème prendre le bus qui roule vers l’aéroport… étrange

Ah la France
on la sent déjà par les hotesses d’Air France
hautaine, pincée, pas drôle, grise, un bon goût de mamie des années 50
la voix dans le micro sans dissonnance musicale
déjà, à l’embarquement, d’emblée
je regrette cet insupportable couinage local mais qui au moins dit bien que tout le monde est à la foi en show et en backstage
la voix française à l’oreille, c’est dejà la voix donneuse de leçon
et j’ai attendu jusqu’à rencontrer
le gris mou du pays gaulois
et entendre le 1er: “…moi personnellement, à ta place, je ferai ça….”
et se faire bousculer par les écrase pieds sans pardons
adieu les queues bien sage et patiente
bonjour les journaux annonçant les 6 mois avec sursis pour le flic qui étouffe un sans-papier qu’il expulse

au dessu du noir horizontal
se pointe une mèche rouge
et le dessus s’éclaira
aquarelle d’une mamie ou fond de textile pour une pièce à la Bob Wilson

c’est donc reparti pour une tournée française
fini les Amériques et ses beautés accolées à ses monstruosités

en tout cas, à voir, écouter et à rencontrer

A toute donc

Olé!


NY et hop

novembre 23, 2006

petit tour a Central Park,
et hop je decouvre
un lac immense
avec en horizon
au fond la ligne des arbres
au dessus la ville qui gratte le ciel bas qui pleut
science fiction de la planete des singes, jungle vegetale et minerale

il flotte sur les gens qui se pressent avec des plats envleoppes d aluminium
Happy Thanksgiving
on se donne pas de cadeau, y a pas la folie des achats
mais ce jour c est le genocide des dindes
…. des millions de foyer se sont rues pour achete une dinde

sur 8 millions d habitant de NY
1 million vit avec la pension alimentaire

retour au quarier qui brasse et braille
musique lqtino joyeuse sauce salsa
sur visage noir de dur a pas trop mater

c est etonnant
j aurais jamais cru avoir des sensations joyeuses dans une ville dont la carte ne revele pas de surprise
tout est range, parallele et perpendiculaire
et pourtant
y a des surprises dans ces rues

Ricardo, le puriste en cuisine, mijote plein de plats
la tv rigole toute seule
Andre depoussiere
vraiment pas beaucoup de icrculation dehors

je vais traverser la vile tantot
pour me faire fouiller par les flics
pour monter dans un carlingue transcontinental
a cote d un hublot
- j viens de choisir ma place, vive le net-

beintot pleins de gens ici pour la retrouvaille

fin du circuit americain
bonjour la France
parait que le combat entre la bonne mere institutrice au hauts talons et le pere fouettard nabaud se prepare

donc a bientot de vous y voir tous itout

bingo du Blick


New-York back

novembre 23, 2006

Ah revenir a NY
c est comme revenir a la maison
assis au milieu des patibulaires blacks, tout guez et souriant, tout a l aise
Hop, plus d acidite morbide, juste la vague sonore again avec les klaxons, les sirenes
et je vais au quatier type Chateau rouge
traversant de haut et bas, allant de 1450 a 1470 persuade que c est le bon chamin au lieu d aller au 1460
passant et repassant devant le gros groupe hurleur devant la voiture ouverte avec plein de musique hip et hop, et la foule misere et latino
ici on s habille avant tout pratique
hop, plus de bougon beauf avec des marques partout
ici ca groove again yeah

mon avion a casse
j ai du attendre de prendre le suivant
et d attendre dans le hall de l airport sans pouvoir dormir vu que regulierement revenait un chartiot debile avec un son de reveil matin mesquin:
for your security

argh, j ai rate la brute que je voulais l autre nuit
alors qu il s est arrete et est revenu pendant que je telephonais a cote d une flaque de gerbe de macaronis qui ressemblait a une tete de mort et un grillage trouee et un velo detruit
Pourquoi j ai laisse s imposer ce regret eternel
Pourquoi j ai pas raccroche bingo
Fucking damn stupid !!!

Andre qui m accueille n est pas la
Au bout de l escalier etroit ou y a du boucan a chaque etage
c est son petit copain italien qui ouvre la porte
grand appart bois lumiere basse type anne 50
et l autre coloc aussi italien de Bologne
la ville ou il y a des twins towers construites au moyen age
qui roule du de la beu locale tres forte, engelures de fumee
mmmm pasta al dente
Andre est un metis au long cil aussi beau que pourrait etre une grande dame si elle etait un grand homme avec les jambes arquees

Demain c est Thanksgiving !!!
A l origine c etait pour celebrer l union des anglais avec les indiens
et puis c est devenu un jour de celebration de la reunion de tous juste pour giving thanks
thanks for having a roof, a turkey, a life, a family, friends
et c est un jour national de repos
C est pas un jour religieux ni commemoratif
c est juste la joie de vivre
Du coup, ici tout le monde fait des courses, excitation collective
Ici, demain y aura une quinzaine de personne
Ailleurs, tout le monde sera en famille ou entre amis

Andre apres va dans la zone organiser un Thanksgiving pour les enfants des paumes
mais je serais parti
Dommage

Les actualites italiennes sur l ecran TV
sur le mur des gravures de la prise de la bastille
dehors le bruit de la rue, klaxons, la musique des bad boys et des magasins, les sirenes

90 personnes du crime organise ont ete arretes ce matin a Montreal
Un membre important d un parti quebecois qui blqnchissait des millions de dollars a accepte de dire Coupable
et le motif c est reduit a blanchir 20 000 dollars, c est tout
On dirait du Soprano!

mais ici a NY, a nouveau amoureux du monde
ho, faut pas que je loup l arret du bus
je demande au chauffeur
il fait nuit, il a un peu plus
et en fait la masse vide se transforme en masse organique
une tourelle enorme et toujours sombre se tourne
et d un coup, des yeux
l espace vide est en fait completement rempli par ce corps enorme
God, le gros du jour est dingue

Andre et ses potes ont des places pour une piece de theatre
tres belle, l acting est comme la rue, la scenographie est tres bon feuilleton tv
les murs se meuvent et decoupent en slice l espace

De retour, avant d aller prendre un pot malgre que je sois sur les rotules
Sex in the City a la tv
je reconnais les endroits
Tribecca
j ai dormi pas loin au tout debut d ici

Damned, c est cool
les italiens de Bologne dont l un qui vit avec Andre qui a grandi dans le quartier

Andre s est mis a faire un gateau pour demain

donc

ouiiiiii

Happy Thanksgiving to all of you !!!


Montreal part 3

novembre 22, 2006

eveil
mal a la tete
vaguementun souvenir de plusieur gars dan la meme piece avec deschat
et la des draps blancs en desordre
mais surtout
PRIEZ
et de la porcelaineet un joi ourire

course folle malreveille
la je suis dans l aeroport apres la olie des fouilles et des bip bip

ce qui fait peur a montreal c est le bougons
comme a paris
je les avais oublie eux
avec la casquette, la bouche n degout et lejean bas

ce qu il y a de bien c est qu a 6 h d ici on peut voi les baeines

pourtant, malgre la joie loclae
le malaise parano est revenu, effleurer de temps a autres
j sui content de partir d ici
meme si ca a lair cool
ben cool–
t ils sy sont pris
quelle est la vitessd propagation du blanc dans un cotinent sans blanc
quelle st la itesse de construction d un vill dans un desert
qlle est l vitesse pour transfomer la croyance d un sauvage, coment on sy prend, comment ils sy son pris les premiers

mon dieu c est le neant dit linconnu avec l accent pa


Montreal part 2

novembre 22, 2006

et si tous les europeens qui ont fui ou ont migre vers ce continent etaient restes en europe,
serions nous surpeuples?
serions nous aussi nombreux ici comme la bas
les uns sur les autres?

y avait Mylene Farmer sur leur ordi
du coup j ai fui precipitament
a nouveau desoriente, sans repere sud nord ouest
et puis une foi que tu sors et reviens, ca devient commun
mais a chaque nouvelle intrusion dans un lieu trou du cul du monde
ca devient desorientant
puis orientant

comme pas encore au point avec les pieces, je les montre au vendeur pour qu il choisisse sa monnaie qui lui convient:
- et ca, c est quoi?
- ben ca c est des sous monsieur

cette foi ci, apres une tres longue traversee transversale de montreal entre 2 extremes tres lkongs
mal au pied
fatigue, je veux rentrer
mais les ruelles c est bon
cette foi ce jour
j opta pour une ligne de banlieue, les 2 montagnes, une qui coupe le fleuve plusieurs fois
et puis j arriva a un immense parking et un lotissement degueulasse
oblige d attendre une huere pour le retour
avec la madame cafe locale
celle qui vit au milieu de 6 ou 7machines automatiques qui vrombissent
avec sa cafetiere manuelle face a la cafetiere automatique

coke light
devient
coke diete

chat
devient
clavardage

- je deteste manger toute seule
mais j aime pas parler en mangeant
dit l inconnue dans le metro

au Biodome, alors qu il fait 0 degre dehors et bien dedans la foret tropicale y fait rop chaud mais y a des vrais aras

j ai trouve ou dormir demain a NY
a spanish harlem
j ai hate
je commence a avoir vraiment envie de retourner a NYYooooooooooooooooooooooooooooork

mmmm demain
mais ce soir
jsais pas quoi faire
mon plan Q du net a la gastro
lamathilde a un rdv preparant une performance
peut etre le Studs, bar a garcons, bar le plus cool que je connaisse de ce genre sur terre
mais j ai les jambes qui flageolent

mais demain
NYooooooooooooooooooooooooooooooooork


Montreal part I

novembre 20, 2006

Bien sur au moment ou il faut aller vite, il faut que la conductrice s arrete sur la voie pour prendre au passage quelques travailleurs du rail qui en montant dans le metro s agrippent de leur grosses mains gantes comme des cotes de maille a l accoudoir ce qui terrorise la jeune fille indolente du matin tot.
Je vais le rater cet avion si ca continue.
En fait, sachons que la perception de la longueur temporelle sur une surface donnée à traverser varie selon l’iintensité du but.

Finalement, j’arrive à temps pour qu’on m’expulse de la cohue de la queue, me mette à part,
la barbe?
et fouille méticuleusement mon sac
pendant qu’un bon black me masse le dos
heu
cherche par tous les moyens quelquechose
- enlever vos chaussures
votre veste
il fouille les poches
et bien sur dedans traine des monceaux de vieux papiers, des enrobages de cookie bio mais gras, un plan gay de la ville déchirée, un briquet arme de destruction massive
qu’il jette avec horreur dans une poubelle
3 agents de suretés découvrent que ce qui les terrorisait à l’écran était l’entrelacs des ceinturons de ceintures que j’ai acheté à Philly
Ce n’est que çà la terreur vous savez; malgré la voix grave qui annonce que nous sommes en alerte orange sécuritaire.

Il y a un truc dans la voix américaine, une assurance
une voix de la conquête spatiale des ondes auditives et visuelles
sans remords
la voix de la radio, la voix de l’expansion
parfois certains ont une intonation presque tibétaine, une arrière onde qui vibre;
nous ça passe par le mythe du charme français
comme la voix d’Arte, une rare voix française pleine d ‘assurance, de piédestal
sans ridicule

Petits Pieds Joyeux!!!!!
En France et aux US, il y a quantité d’affiches pour vanter Happy Feet
ici, chez les cousins, c’est traduit en vrai titre: Petits Pieds joyeux
Nous on s’anglilise à mort
pendant que les US se parent du charme français, avec une chaine Au Bon Pain, un film aux affiches immenses Déjà Vu, des annotations culinaires en français
nous on s’anglilise

-avez vous un dossier criminel?
- non pas encore
- avez vous l’intention d’ouvrir un dossier criminel?
-non mais bon vous savez, la vie
Ca fait sourire le flic de l’aéroport calme, jolie, où le flic qui guide les gens se moquent bien de votre position dans la file d’attttente

Montréal
ça ressmble pas du tout à me souvenirs
mais à nouveau, le ravissement
les maisons de bois, les escaliers torsadés, les arière allées derrière les rues

je vais loger chez des anciens des panthères roses
c’est la Mathilde, une fille croisée au festival de NY qui m’a donné le contact
et en fait c’est des parisiens
bien sur je commence à 340 et je remonte très sur la rue jusqu’à 280 alors qu’il faut aller à 362
Cependant, ils sont trop gentils
du coup j’appelle un inconnu
Carl
un ami de Will, celui rencontré à Chicago hier soir à la place du lapin de Bob
et on se donne rendez vous dans un très jolie bar où sortent des t^tes d’autruches des murs
et où se joue de la musique classique au piano et au violon
c’est mignon
puis on descend
et réellement on descend vers les bas fonds
le quartier des mafieux et des prostituées
là où il y a aussi des galeries multimédia
et des bars spectacles de transexuels, et des mendiants frigorifiés dans la nuit
et sur le coté Le Midway

SPECTACLES y était écrit en néon sur le mur crasseux derrière
devant un vieux chanteur à la voix défaite joue un orgue électronique ma l accordé
aux tables, des locaux que la vie a brisé, des anciennes putes et des nouvelles qui rient, des affreux braillards, des édentés, un patron pas souriant, un couple très étrange, apparement là tous les soirs
ils dansent à pas comptés, tournent et retournent ensemble, les bras ballants, les yeux fatigués
A coté, une très vieille dame, toute en rouge et dentelle rouge. Je danse avec elle. Son sourire désémaillé illumine un mur noir sur lequel pendouille un néon vantant une bière disparue depuis 20 ans.
- Hey 2 bocks!!!
- 2 ou 1? répond le patron
Puis, on tire une mini scène très usée
Dessus monte un vieux petit gros à la ceinture trop près de la peau boursouflée mais qui siat tenir le micro à distance.
Célébration il chante.
Il parait que parfois ici les chaises volent.

Nous prenons la transversale.
ADONIS était l’enseigne.
Intérieur disco ringard, une scène rectangulaire, des américains bruyants assis aux tables face à la scène…
sur la scène monte une créature, c’est un garçon long et mince, efféminé, qui commence à faire tourner son corps en se tenant à des barres fixes selon la musique… il finit nu
Apparement c’est une spécialité locale.
Si j’ai envie, je peux aller en studio VIP pour une danse contact.

Nous prenons la transversale pour réaliser un rêve: voir Les Foufounes Electriques, bar punk mythique
mais c’est plus ce que c’était
et effectivement, c’est devenu un disney truc qui monte les prix de la bière selon sa réputation
Apparement avant, il y avait un vrai mélange de punk, anarcho, gay, hommes d’affaires saouls, voisinages…

Nous prenons la transversale sauf qu’un mystique clodo nous arrête pour nous expliquer le lien entre le Tao et Bruce Lee tout en respirant très fort chaque 30 secondes pour décoincer le stress qui fait rentrer son pouce droit très fort dans sa paume recroquevillée puis nous raconte les 26 manières de dire merci en 26 langues orientales et occidentales

Nous continuons la transversale et entrons au PARKING, mais au sous-sol vu qu’il y a 3 niveaux et que c’est là qu’officie DJ Frigide qui balance dans son bunker souterrain des sons indus rock pas possibles

Nous poursuivons la transversale et Carl croise des amis italiens en vélos qui vont au Parking.

Nous continuons la transversale et Carl croise une amie, Brigite, qui sourit grandement, ils se serrent dans les bras et puis soudain elle éclate en sanglot tout en voulant continuer à rester présentable, à sourire tout en pleurant
je sais pas si je peux rire ou si je compatis tout de suite à quelquechose qui se trame
Carl: il faut que tu sortes de ça
Elle pleure encore plus, ça brille dans la nuit à coté de son sourire
Un mignon bonhomme apparait pour la prendre dans ses bras, ils s’en vont ensemble

Nous transversons

En fait, ce tcheum (son copain quoi), c’est de lui qu’elle veut se séparer car il est accro à la coke mais ils sont encore amoureux
et ce fut dur de réaliser qu’au moment où elle voulait se confier, elle a du se refermer à nouveau tout en souriant malgré tout.

Je transverse par les allées….

Mais qui est Bob si on sait qui est Will?
En tout cas Carl vient à Paris pour 6 mois à la cité des arts…. son tcheum vit à Berlin
Pour vous les filles, on dira
ma blonde
pour dire
ma copine

on dit
c’est pas pire
pour dire
c’est bien

on dit
c’est écoeurant
pour dire
c’est mortel bien

on dit
j’m’suis fait crossé
pour dire
j’m’suis fait avoir

on dit
je vias pas baver sur toi
pour dire
je vais pas dire de mal de toi

….

on dit

pour dire


Chicago part III

novembre 19, 2006

j ai bien rencontre le gros lapin de Bob
mais j ai plutot bien rencontre le joli sourire de Will
qui ecrit un livre sur une partie meconnue du cionema polonais, cest a dire la comedie
????
pays pourtant plutot connu pour sa vodka glauquissime
le pire c est qu il me dit qu il connait Demis de Grenoble
- une des rares personnes que je hais le plus au monde en ce bas monde-
- qui pour le coup, monde qui devrait etre plus grand, pourquoi venir si loin pour croiser quelqu un qui connait quelqu un qu on deteste?
what s the point?-
mais Will vit entre Chicago et Berlin
et adore Otome Yoshihide
- wouaaaaaah-
so re up

ce qu il y a etrange ici, c est l energie pour le clean
pas de crottes, car peu de chien, mais pas de papiers au sol, j ai vu un quartier de pauvre avec pleins de nouveaux terrains vagues: ca respirait le rasage de taudis… ou sont ils les taux des maudits?

j ai observe des equipes d astiqueurs de portes dores de ces gratte cieux
et du reflet dore ici y en a des tonnes
c est autre chose que les moignons des micro portes parisiennes qu astiquent violement les concierges le matin
ici le geste de brillance a beaucoup plus d ampleur de surface et de muscle a donner

en disant oui tout le temps, j ai obtenu le plat le plus disgusting qu j ai jamais vu:
une platree de chips maronnasse tiede avec du coulis de fromage orange fondue d une hauteur et largeur disproportionnee pour le maigre magret que je fais
et ici les portions sont enormes
d ailleurs c est la premiere foi que j en peux plus de bouffer, que j ai l impression reelle d avoir les dents du fond qui baignent,
a un resto chinois, en final, j ai hoquete et me suis transforme en spray projecteur de particules de pates sur quelques metres alentours et notamment sur le serveur qui passait
et j en peux plus de ces gens qui se servent des 2 litres de coca avec envie, de ces monceaux de bouffe qui debordent
ca me rend un peu sick
sans turban

ce matin tot, quasiment seul dans le Loop
au milieu de ces immenses gratte cieux ordonnes en rectiligne
je cherchais avec desespoir une tireuse qui me donne de l argent
et je la trouvais point
et pourtant j etais bien au coeur d une partie essentielle du systeme capitaliste de ce monde
la ou transite des milliards de dollar par seconde, la ou se decide le prix des matieres premieres et agricoles au niveau mondial, la ou a ete invente le actions indexees sur les variations du marche
et pas moyen d en tirer quelques cents

le quartier de Oak Park, richissime, ou vecu Hemingway et Wright,
y entrer
c est comnme entrer pour de vrai dans Virgin Suicide

la goudou locale est plutot tres jolie, tres femme, sophistiquee mais belle
y en a bien quelques unes qui se rasent ou se camionneusent
mais dans l ensemble mazette

par contre, a des moments c est absolument pas marchable
j eu la bonne idee de vouloir aller au 6543 North Clark avenue en partant du 3113
au n umero 3245 j ai abandonne
j ai pas des moteurs sous les pieds
alors j erra avec des erreurs volontaires
dans les allees magnifiques ici et la
et atterit devant une rue tres animee

Berlin
etait une enseigne
j y entra
sous un son de bon auspice, de l electro trash rarissime
bon bien sur y a les rois de la nuit et la connasse du rayon
mais l ambiance friendly, le sourire et la joie etait fort present
du coup j y dansa
en pensant a tous ces glacons qui fondaient dans les pissotieres
ici, ils ont la bonne idee incongrue de remplir les pissotieres de glacon
mais ce lieu de sueur
-encore les reflets d un black hip hopeu en tete-
en fait sentait je sais pas
si c est le camphre ou autre chose mais un bon epice
mais pourquoi les glacons fondent pas?

dans quelques heures je m en va vers Montreal
je sais encore pas si le gros du jour, le supergras du soir ou la monstrueuse du matin va me manquer


Chicago part II

novembre 18, 2006

flash back dans le noir des torses en sueur du bar aux luxures stupefiantes coince entre ces myriades d eglises exotiques presbyteriennes du renouveau tralala :
Thimothy: I m going to tell you why you hate Starbuck s coffee so much….
Blick: ow, really?
pourtant c etait bien cette question incongrue qui me chiffonait pendant que je reluquais sur l ecran clair de ce lieu sombre des minets s empalant joyeusement
- it s because of the gentryfication
putain, il a raison

flash forward:
le linge tourne dans la machine quelque part dans bucktown, quartier des galeries, les mecs aux cheveux plaques, le nez en l air et tout ca
la tenanciere de la laverie parle qu espagnol vu qu elle est mexicaine
cependant, vu que j ai mange un crepe fourre d epinard, l effet californien se fait ressentir et je m en vais fuser un grand jet nauseabond pour surfeur californien de l autre cote de la rue
mais c est sur la porte du bar de ces toilettes que je vis l affichette:
un chien y aboyait des noms de groupes sauvages

mmmm

alors du coup j y alla

c est loin, bien loin, dur a trouver sur la carte de cette ville immense
tout au bout de la red line du metro
et il faut traverser des rues etranges et fort belles, un quartier paisible, de briques et de bois, des ruelles mirifiques en arriere des facades
1709 west albion
des cygnes de porcelaine et un drapeau amerlok
1719 de la meme rue
dans le noir, une petite maison de bois mais un son de boum boum tres credible
faut aller derriere, dans le jardinet aux sombres contours de personnes
non merci, pas envie de fumer de l ice
et puis descendre l escalier de derriere qui mene dans une sorte de truc au plafond de 1m97 pleins a craquer et du pur punk qui crache
la tenanciere de la maison fait tourner les groupes de maniere endiablee et recolte les 6 dollars d entree personne par personne et clame de ranger les bouteilles dans les poubelles

toujours les gras trop macho pour sourire, ceux qui figent leur bonnet sur le bord des cheveux, les boutonneux qui depriment
mon dieu
mais il y a cette fille de l arkansas qui comprend pas l accent d ici
et dans le salon la haut
alors que le plancher vrombit violement
et que se vende les disques et que tout ca
une asiatique travaille
elle ecrit son livre sur les refugies qu elle publie en avril
c est une vietnamienne punkette de son etat

elle dit:
le Patriot Act, qui baissa toutes les libertes du pays, a ete ecrit par un vietnamien, un refugie, mit en avant par les Republicains comme une poupee, qui amalgama communisme et islam, car il est tellement redevable aux US de sa chance de vivre qu il faut proteger l US des futurs malheurs
un vietnamien
comme un ressentiment envers ceux qui ont defaits les US a une epoque
comme nous envers les algeriens
l ange pur par qui le pire des mal peut passer
la personne inattaquable
et l ambiguite de la personne contre qui Rambo a lutte et qui previent les US d un danger bien plus grand

et son prochain livre sera sur les punks latinos et blacks, les minorites
vu que le punk est avant tout blanc
comment le vive ceux qui le sont pas

promenade dans les arrieres rues de ce quartier si lointain
c est vraiment beau

tiens au pied dune vierge miraculeuse et joliment eclaire par le couvent local fut depose une flaque durine

demain j ai rendez avec Bob pour visiter a l autre extremite de cette immensite urbaine
le quartier construit par Frank llyod Wright
Qui est Bob?
Ben j en sais foutre rien


Chicago 2

novembre 17, 2006

bon j espere que je vous ennuie pas trop avec mes radotages nord americains et mes decouvertes de provincial en outre atlantique
mais bon du moment que c est pas d outre tombe

j suis encore une foi ivre
je sais point si c est du fait de marcher toute la journee, la fatigue, d avoir mal dormi dans le bus
mias bon encore une histoire d hommes harnaches de cuir dans un lieu sombre avec de la musique sombre avec des gestes sombres sur les corps des uns et des autres
ceci pour background
et dans l oreille
Timothy qui m explique son degout de son pays, du nombre de mort en Irak, de la fatalite incroyable du trucage des elections, de son president le pire qu il soit, du peu d espoir dans le futur
et du fait que la France n a pas soutenu cette guerre a cause de la dette de l Irak et du cout de la guerre et pas du tout par necessite humaniste comme l aurait cru la foule des manifestants hostiles au conflit dans notre beau pays

mais cette ville ci
est magnifique
j ai traine bien plus loin que le Loop et Downtown
tout est cinematographique
les entrelacs des fils des telephones, les arrieres cours, les escaliers en bois qui surgissent des facades de pierres et de bois, les petits jardins, les arbres, les sourires des gens croises dans la rue, le regal des nouveaux arrivants de raconter leur bonheur de vivre ici
a savoir un indien ici depuis 2 ans, un jamaicain ici depuis 4 ans, un polonais ici depuis 8 ans, un dominicain ici depuis quelques mois, un portugais ici depuis 10 ans qui m a raconte la beaute de Porto et de tout le nord du Portugal
sauf qu ici
le travail est intense, peu de jour de repos, le stress, la pression, peu de joie dans le travail, la necessite absolu de faire du fric et de faire cracher du fric par tous les moyens qu il soit
ici on peut tout faire, suffit de faire
en contrepartie, ceux qui faiblissent perissent

du coup je regarde differement la vieille dame qui pousse son charriot qui l aide a rester debout, son charriot qu elle pousse ou traine avec ses courses qui pendouillent
ces quemandeurs qui racontent tous la meme histoire
celle de leur mere tombe malade
on a envie de dire: encore la meme histoire
mais ils doivent se debrouiller vu qu il y arien de l etat pour les aider
alors comment font ils?

ici les gens s imposent de suite
racontent d emblees leurs travers

du coup je regarde differement la beaute du decor urbain
qui est, a Chicago, vraiment beau
ces alles, ce calme, ces maisons de bois et de pierres entremelees

je regarde differement ces rues quir essemblent a des entrailles verticales
les premiers gratte cieux, les innovations de Frank Loyd Wright
c est pour un besoin avant tout de monnaie et de rapidite

pourtant, ici, les gens sont chaleureux, souriants, s amusent dans les bars qui meme si on boit de la biere dans un godet en plastoc, ces bars sont beaux
le bon cote du couinage americain
et encore une foi
les blacks quand ils parlent sont tellement groooooovy
c est un delice d entendre cette langue qui se chante juste apres avoir supporte un couinage arriere

frisson:
why you don t eat meat
because I m suspicious about it
but here we don t have mad cow

mais l epire

c est qu il y a quelques mois il y a eu des morts a cause des epinards de californie

mon dieu
j suis au coeur de l industriel

qu en est il des jolis brocolis?


Chicago 1

novembre 17, 2006

a nouveau l impression de rentrer dans un jeu video a plusieurs etages
le metro qui roule au niveau du 1er etage soutenu par des pilones d acier a la bave qui rouille
traverse en fait la base d une faille sismique
et nous humains sommes les rats d un fantastique dessin d une bd de post ado
avec des murs etroits qui s elevent sans se cesser de se dresser vers les cieux
la ligne profonde des avenues rectilignes qui a mis des milliers d annes pour creuser son chemin au ras du sol
traversant petit a petit les dizaines d etages qui s empilent les uns sur les autres
sauf qu ici on est a lorgine du grate cieux
et que l impression de zigourat est moindre
il y a dabord eu la tantative de cacher le vice d elevation par des rococos post gothico
mai tres vite, la ligne epuree est apparue
elancee et fluide
mais demain je changerai de quartier et je trouverai le village qui sied au pied de l europeen

tiens, le musee d art contemporain
allons bailler un peu devant des murs blancs

au lieu d une expo
je vois un manifeste sur le design qui peut sauver la planete
des prototypes de voitures a moindre carburant, des moquettes qui donnent de l energie
des voitures completement recyclables, des plans de centrale solaire,
des reseaux photovoltaiques en mais
des
des
des
que de la pointe de la reflexion sur la critique systeme politoc economico de notre catastrophe en cours
le tout sur 2 etages !!!!

je sais pas si c est a cause que c est une ville plutot democrate comme Philadelphie
mais la bas comme ici
ou comme vue dans les vitrines de NY
y a pleins d affiches, de conferences, de trucs sur le monde qui va mal
les journeaux gratuits ont meme des rubriques completes sur tout ce qui est conference de ce type

mais changeons de quartier pour sentit l air d ailleurs
l air qui s est remis a vibrer au son frenetique des sirenes et circulation
cependant plus doux que NY

c est pas t y beau ca?
d ailleur ou qu il est le thibault patibulaire local?