décembre 17, 2006
et si je mets une grosse image, peut-être que les gros yeux de la grosse tête iront voir ailleurs des choses et d’autres au lieu de dire sempiternellement:
Noise no Cops
ou bien
How gay can a guy go
(en référence à un titre des Mauvais Cerveaux (Bad Brain))
que vous trouverez tout seul
bon
en tout cas tout ça pour dire que désormais il faut une photo décryptable et sans sourire et sans fond ni far pour l’inclure sur sa carte d’identité pour être sur que c’est bien vous sur le papier…

A l’aéroport d’Outre-Atlantique, il faut présenter son doigt droit et son doigt gauche,
sa rétine droite et sa rétine gauche,
son papier de droit et ne pas être gauche davant le gardien du pays
et alors
on peut entrer dans un nouveau territoire…
Et si j’avais traversé l’océan à la nage et qu’une bestiasse avait dévorassionné mes maigres papiers
…
les gardiens de l’espace m’auraient-ils laissé accéder à leur contrée merveilleuse?
ou mis dans le panier des clandestins?
Et dire que durant des millénaires, les millions de défunts précédents se promenaient sans leur photo sur leur papier d’identité et qu’on les croyait sur parole lorsqu’ils disaient qui ils étaient…
Tout se perd,
surtout le poid des mots
…
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Publié par misterblick
décembre 14, 2006
Ce matin dans la fraicheur des carosseries chaudes d’eblouissement sans trop de bleu du coq a l’ane ahanant son klaxonnant refrain des carrosiers s’encastrant l’un dans l’autre pour qu’aucune place coquille ne sorte de leur frolement methodique, ce matin, bien gruge par les vertus impatientes des opresses matinaux sans rancune, dans les slaloms goudronneux et peu pouilleux des trottoirs a merde, entamant la descente echevelle des gaz a camion cyclotique et puis de ceux aussi motorisant le ronron alentour, ce matin verdoye de peu du parc a grille rigide, ce matin je freina a derober des sous au compte de ma banque, ce matin a ce frein etabli et qu’autour cohu s’aglutinait sur eux meme, ce matin la porte s’ouvrit d’un immeuble, passant pressant ses pas sur terre du bas des etages, ce matin nenni, ce matin mordit, ce matin crois y… elle etait morte en civiere, peu congele, entoure de pompiers l’ayant sangle qu’elle s’echapasse point, ce matin vision fugitive alangui d’une reposee aux doigts croises paupieres bien closes, ce matin vaisseau spatial incoherent dans la masse acariatre, ce matin elle vogua un instant dehors suspendu au vide bas calme silence et aussitot fut reintegre dans camion machinique partant s’encastrer dans le metal ambiant des carrossiers agacant toutes les oreilles alentours, ce matin elle respira vaguement l’alentour, aujourd’hui elle n’y etait pas. Seule une autre dame deporte de son pays ou tous la bas sont noirs, seule elle a ses cotes, probable aide menagere desormais sans emploi et lourde des confidences de cette ancetre raleuse des grouins klaxons des rues s’encastrent au croisement, seule elle la regrettant, boudeuse de tristesse derriere l’alangui a jamais, parmi notre seconde d’arret de ce matin.
Ce matin, la morte allant, les vivants passant, reprenant le velo j’y alla et ils y allerent.
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Publié par misterblick