Ce matin…

Ce matin dans la fraicheur des carosseries chaudes d’eblouissement sans trop de bleu du coq a l’ane ahanant son klaxonnant refrain des carrosiers s’encastrant l’un dans l’autre pour qu’aucune place coquille ne sorte de leur frolement methodique, ce matin, bien gruge par les vertus impatientes des opresses matinaux sans rancune, dans les slaloms goudronneux et peu pouilleux des trottoirs a merde, entamant la descente echevelle des gaz a camion cyclotique et puis de ceux aussi motorisant le ronron alentour, ce matin verdoye de peu du parc a grille rigide, ce matin je freina a derober des sous au compte de ma banque, ce matin a ce frein etabli et qu’autour cohu s’aglutinait sur eux meme, ce matin la porte s’ouvrit d’un immeuble, passant pressant ses pas sur terre du bas des etages, ce matin nenni, ce matin mordit, ce matin crois y… elle etait morte en civiere, peu congele, entoure de pompiers l’ayant sangle qu’elle s’echapasse point, ce matin vision fugitive alangui d’une reposee aux doigts croises paupieres bien closes, ce matin vaisseau spatial incoherent dans la masse acariatre, ce matin elle vogua un instant dehors suspendu au vide bas calme silence et aussitot fut reintegre dans camion machinique partant s’encastrer dans le metal ambiant des carrossiers agacant toutes les oreilles alentours, ce matin elle respira vaguement l’alentour, aujourd’hui elle n’y etait pas. Seule une autre dame deporte de son pays ou tous la bas sont noirs, seule elle a ses cotes, probable aide menagere desormais sans emploi et lourde des confidences de cette ancetre raleuse des grouins klaxons des rues s’encastrent au croisement, seule elle la regrettant, boudeuse de tristesse derriere l’alangui a jamais, parmi notre seconde d’arret de ce matin.
Ce matin, la morte allant, les vivants passant, reprenant le velo j’y alla et ils y allerent.

Une réponse vers «Ce matin…»

  1. Jack dit :

    Si toutes les jacquasseries des morts trépassant jaquassait, il y aurait plus beaucoup de jacques alors…

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