Doux glou pigeon

L’hallali de la digestion précipita tout un tas de manant baffré dans le doux contentement repu d’une ballade non pétaradante. Esquissant des pas tous petits. Esquivant les champs de crottes animales. Admirant l’air des cieux et les brins herbeux, l’alangui général promenait en lent caroussel sur les voies sablées du jardin local, entre les mini grilles anti-pas dans l’herbe et les grandes grilles anti-pas dans le bitume.

Les enfants couraient avec leurs nouveaux jouets.

Un lac s’était aplati au milieu d’une mare.
Canards et volatiles fiertaient les reflets.
Bouts de mie de pain s’élançaient.
Beaux oiseaux, beaux oiseaux.
Tour et retour dans l’eau au pied des tiges et des pas des passants contents.
Beaux oiseaux, beaux oiseaus.
Tournent et retournent en beaux jouets dans la mare.

D’une bonne quantité de vivant, un seul pourtant attirait toutes les attentions et en priorité un bouquet de plumes plantés dans le miroir aquatique. Une foison grise et blanche surgissait du plat reflet des arbres. Les petitous écarquillaient les yeux sur cette nouvelle espèce, serraient la main patronale et montraient ce cas unique.

Un doux pigeon égorgé glougloutait tête enfoui dans l’eau et de ces pattes et plumes arrières ravissaient la vision de la jolie promenade de Noël.

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