Voit-on encore à ce moment là
qu’elle continue à partir là-haut,
la pensée heureuse,
aspirée en sens inverse gravitationnel,
fibre signe d’un instant de vie,
qui traversa si vite
en rasant ce long mur vertical
en souffle qui tombe expiré.
Et alors?
Et alors les astres continueront à rouler.
Et la poussière de nos affres s’y mêlera.
Et ainsi notre crasse brillera dans le noir silence des années lumières.
Assoupi sous nos nuages,
faisons semblant de nous en insoucier
allant de point en lieu
ralant sur la somme des modiques.
Carcan ahanant le long de ces points de traverses…
Que dire du rire qui nous secoue.
Des étreintes qui s’échappent de la mémoire.
Des oublis des temps morts.
Des attentes interminables.
Des halls de foule désertés.
Dire qu’on y a vécu là nos oublis futurs des présents trop lourd.
Dire que le lendemain sera toujours aussi crasseux que ce temps lent et morne du présent.
Et demain,
son matin sera rafraichit des pépiements des oiseaux derrière la vitre.
Si jamais il en reste,
des oiseaux.
Mais on sait,
létal,
tu sais,
en l’état,
que s’il n’en reste plus,
ils en vendront des automates jolis
qui viendront se poser métal sur nos rebords.
Publié par misterblick