L’hélium est plus léger que l’air, donc ça flotte. Le sable étant plus lourd que la terre, donc ça pend. Entre la volonté de s’élancer dans les cieux, même enrobé en bibendum, il reste à certaine personne de l’espèce humaine la nécessité de s’accrocher au poids des théories de Newton pour que l’esprit garde son équilibre malgré les élucubrations que d’autres esprits tricotent au-dessus de nos têtes. A quoi bon ces fuselages? A quoi bon ces fusées? A quoi bon Mars et ses Lunes? A quoi bon tout cela si la poêle attache et que le pied n’aide pas l’être à s’élever plus haut qu’il ne l’est.
Entre temps, pendant que les appétits s’agitent et parient de nouvelles solutions de transport, parions que par mesure d’économie d’énergie, le prochain moyen doux de voyager sera de porter son avion au sol.
Porteur d’avion
octobre 23, 2008Louvre Airport
octobre 23, 2008




“C’est de l’art ça?” demanda un homme pressé du jardin local en voyant le fuselage de l’avion venant tout juste d’être gonflé à l’hélium afin de s’élever au-dessus du sol sans volonté de décollage si ce n’était la simulation du nez qui pointait ci et là en humant désespérément les cieux horizontaux et si matinaux qui commençaient à éclairer les jardins des Tuileries qu’un autre homme du jardin local ouvrait de sa manivelle qui tourne les grilles qui roulent aux piques bien rangées qui protègent les parterres verts des êtres de la nuit. Certains voyaient en l’avion un beau gros jouet et tentaient de le toucher avec les mains grandes ouvertes sous les grands cris des gardiens et techniciens suaintant aux alentours. A moins que ce ne soit une campagne de réhabilitation des constructeurs d’avions qui se crashent en bourse. Pour tous les autres, il s’agit d’une belle occasion de faire des jolis photos. Surtout pour ceux qui se marient. Pourtant, le projet n’était pas de transformer le Louvre en aéroport gonflable. C’était juste un objet de balancement dans les cieux que les caméras captent pour une vidéo d’Alksandra Mir qui apparemment adore les projets spatiaux.
En tout et ses cas, le Louvre comme aéroport,
un matin comme celui-là,
ça surprend
mais ne ralentie toujours pas la course du parisien pressé.
Impasse Satan
octobre 23, 2008
On le savait.
On nous l’a seriné.
Ceux qui se le sont seringués en sont restés.
Avachis.
Surement là.
Tapis écrasant massif.
Ecroulement fatidique des empilements de vie grise. Empatement flastique de joies possibles. Etages et étages sont aussi tristes que les boutons radioactifs des ascenceurs quotidiens. Apparemment, ce serait ici que tout gît morne, tout gît gris, tout gît vide. Cagibi en impasse, cages aux alibis, cages aux bibis décousant toute croisière paradisiaque. Satan suinte des hauteurs et sa face d’impasse racle le débonnaire.
C’est là que vous le trouverez !
Dans le maquis des rues, un combattant est toujours partant
octobre 22, 2008Pistes qui sinuent
octobre 10, 2008Le château dans le village.
Les pas dans le jardin.
Le mur qui coupe.
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