Pistes qui sinuent

octobre 10, 2008

Le château dans le village.
Les pas dans le jardin.
Le mur qui coupe.


Mon enfant, tu es le meilleur pour identifier les personnages qui compteront dans ta vie !

avril 17, 2007

La mère à l’enfant:
je veux qu’on joue au carte avant de jouer à autre chose.

L’enfant à la mère:
d’accord maman

malgré ses tous petits doigts qui ne pouvaient tenir toutes les grandes cartes sous la forme d’un bel éventail comme sa maman qui lui posait les bonnes questions mais le paysage de derrière la vitrine aidant, lui il n’avait pas tout de suite les bonnes réponses…
- Dans la famille jaune, je veux la mère
- C’est ça jaune?
- Bon… écoute on va lire…
Range tout ça…
Tiens, regarde, y’a un jeu dans le livre…
Dis moi, il est où Tigrou?…
C’est bien…
Et, elle est où Cendrillon?…
Non, ça c’est la Maratre…

Mon enfant, on peut être fier que tu saches reconnaître si tôt la Maratre de Cendrillon, et puis aussi tous les personnages qui vont t’accompagner toute ton enfance… plus tu les identifies tôt, plus tu t’y habitues, plus ils t’aident dans tes rêves.


Mon fils, un Chevalier rose ne se peut pas!

avril 17, 2007

- Allez mon fils, cette foi, fais quelque chose de joli,
arrête de faire des gribouillis,
fais quelque chose de beau
- D’accord Papa,
tu peux me passer moi le feutre rose
- Et qu’est ce que tu veux dessiner avec le feutre rose?
- Un CHEVALIER !!!!
- … … hum …
tu veux pas plutôt dessiner un cochon rose ?

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C’est Sarkozy, ça y est !

mars 23, 2007

C’est Sarkozy, ça y est … faut travailler!

et quoi d’autre ?


Ca fait longtemps que je suis vieux

février 19, 2007

disait un jeune trentenaire à son oreillette mutée au creux de son oreille
tout en continuant d’un pas forcené les mains bas pleines de poids
et en parlant tout seul au milieu des gens
sans que ceux ci s’en sourcillent
tant tellement de nos jours
il est accepté de parler tout seul
même sans mutation à l’oreille
et de dire à l’air public
ses émois
que tous les toi
adjacents
savent savourer
longtemps
comme avec ces mots là:

on a dormi, on a mangé et on a mangé,
c’était sympa.


Du manque de vitamines, au manque du goût de vivre

février 15, 2007

Dans un chiffre qui commence par 3 et un autre joint qui le finit par son double d’une rue à double sens pour les voitures et les bus de la ville en question là marche péniblement une vieille dame à la permanente bouclée qui pense toujours au début de sa vie et à son papa et à sa maman tout en tirant son cabas à roulette à roues.

Son cabas ne la gêne pas…
ni ses gros pieds emboités dans ses grosses jambes surmontant son gros cou au-dessus de sa grosse poitrine…
c’est sa petite respiration qui la hante haletante.

Y avait plus de place à l’hopital, y’avait des lits même dans le couloir, alors pensez vous qu’il y avait de la place pour moi…
Pourtant je savais que mon angine qui s’est transformée en pneumonie qui s’est transformée en pleurésie, ben c’était grave…
Alors mon papa m’a mené à un autre hopital qui dépendait pas de la rue où on habitait…
Et là on m’a soigné d’urgence…
Et puis on m’a mené à Grenoble, à l’hopital de la Tronche, en post-cure…
C’était un bon docteur…

A l’époque, pensez-vous, après la guerre, y’en avait beaucoup de gens malade des poumons avec des pneumonies..
C’est qu’il y avait des tickets de rationnement à l’époque, on manquait de tout, et du coup y’avait pas assez de vitamines pour tout le monde, y’avait pas de vitamines…

Aujourd’hui ce que je sais, c’est que l’hopital où j’étais à Grenoble, c’est un hopital psychiatrique.
A l’époque, y’avait tellement de malades de la pneumonie.
Aujourd’hui, y’a beaucoup plus de malade du goût de vivre….


« Sur le mouvement d’un fluide visqueux emplissant l’espace »

février 14, 2007

de Jean Leray, article paru en 1934 dans Acta Mathematica.

Conférence,
incompréhensible,
incompressible,
que pour les initié des volutes abstraites…
cependant délectations de quelques associations verbales déclenchant des retournement de sens communs,
des sens déterminés dans un champ (mathématique) qui en s’écoutant déroute le champ (quotidien) et le remet en question.

En ayant ceci en tête,
ci-donc en pature ces agrégats de mots rescapés d’un long discours.

« L’utilitarisme paralyserait l’aventure humaine… car l’homme tient moins à vivre qu’à être esthète et créateur. »

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…pionnier dans les théorèmes d’existence…
face aux pionniers des théorèmes de l’inexistence?

Le problème de l’existence,
c’est que les solutions ne sont pas abordées.

Il y a une théorie de l’intégration qui est achevé.
à renvoyer à celle de la politique, si elle en a une, à moins que ce terme ne soit qu’un vaste leurre.

Que peut-on faire de la géométrie dans des espaces que l’on ne soupçonne pas?

Des théorèmes de points fixes dans des espaces de fonction.

Préciser l’allure des solutions de l’équation fonctionnelle pour savoir si cette allure concorde avec l’allure des phénomènes naturels.

Peut-on connaître les états de tous les futurs en connaissant l’état initial?

Il y a des théorèmes à temps petits et des théorèmes à temps longs.

Le mouvement doit développer des singularités mais au bout d’un temps fini, l’équation n’a plus de sens.

Le nombre nu.
Le nombre nu, c’est la viscosité du fluide.

Chaque composante a une composante du temps.

La lutte entre l’amortissement et l’amplification.
Un comportement qui s’écrase à l’infini.
Il y a des solutions globales régulières.

Le concept de solution turbulente.
Une solution classique, c’est à dire régulière, est une solution turbulente.
On peut passer les dérivés d’un coté de l’autre de l’intégrale.

Remarque : ces solutions ne sont a-priori pas uniques.
Il existe une solution turbulente pour tout temps, en clair cela veut dire que l’eau coule pour un long temps.

Le gradient n’est pas à comprendre au sens usuel.

Approximer un problème plus simple sans trop de dégat.
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Le problème du passage à la limite est crucial.
Ce qui est crucial est l’estimation d’énergie.

On peut inventer un espace de condition de petitesse.
Serions-nous donc toujours fixer sur un espace de grandesse? Que cette hauteur nous empêche d’estimer la petitesse?

La moyenne du cube des modules c’est une condition de petitesse, c’est pour ça que ça reste dans le cadre des données petites.

Les Puissances de Calcul.
parties intégrantes des puissances autres (militaires etc…)


Quand la poésie rescussite un vécu senti par tous.

février 11, 2007

En pratique, la poésie se lit vivante
ou bien au creux de la basse lumière près du lit
mais au parvis de la poésie, la forte dame qui passe son temps à tricoter des mots nous les refile de sa forte voix laineuse et entortille ses syllabes dans quelques savancetées sagaces saupoudrées de raretés comme palimpseste et l’indolence de la scantion nous prend petit à petit jusqu’à ce que toute la salle ne réagisse plus même lors de la ritournelle finale qui conclut abruptement une déferlante énumérée.

Et c’est quand que vous parlez pour ceux qui savent pas parler, voyez quoi, les prolos, ceux qu’ont pas les mots comme vous… un poème que tout le monde peut comprendre hein?

Vous voulez quelquechose de ce type
ne se démonta la poète qui tout de suite farfouilla son gros livre sans se gêner des regards entiers qui se retournaient pour voir d’où venait l’incongru à la voix grasse, glaireuse, pleine d’alcool et de clope…

Et la grosse poète aux bons mots riposta par des mots d’autres horizons tout rempli de putain ça pu, la grosse chatte, putain ça pu, plein de pisse, enculé…

et ce ragout soudain si concret, réveilla le souvenir olfactif de tous, et d’un coup l’assistance intellectuelle se réveilla, s’éveilla à la vie de la pisse qui pue, souriant, béat de ce stacato si visualisable qu’ils applaudirent enfin la diseuse de mots essouflée.

Le nauséabond a-t-il donc toujours raison de la sacré peste du palimpseste sanctifié?


Quand la gardienne close dans la cour pense à sa mer.

février 7, 2007

Derrière la large façade bardée de portes vitrées grises et sans transparences, une cour d’école. Sans bruit ni feuille. Tous sont clos dans les classes. De temps à autre une brève sonnette : il faut ouvrir la porte. Tous les matins, les midis, deux heures et cinq heures et les récrés c’est grand boucan de la foule des mineurs sautilleurs. Puis, le silence de la cour close.
Derrière sa vitre transparente, une dame toujours avec un bandeau sur la tête, un gilet gris qui lui permet de croiser ses bras dans son pull rose, un petit collier de perle à coté d’une rose blanche sied droite tout juste à coté d’une photo d’une fleur en pot d’eau que l’on voit qu’elle était dans sa loge de gardienne… photo photographiée et commentée par un enfant : « rose en cage ? » tout en posant ses yeux héberluées face à cette cour muette.
« Quand j’étais petite, lorsque la neige tombait, j’en prenais à pleine main et m’en frottait le visage… et puis toujours, tous les jours, je faisais un détour pour cheminer près de la mer à qui je disais tous les jours : « bonjour »
Pour elle et nous, les souvenirs d’enfants seraient-ils les seuls lieux et moments de joie naïve ?


Il neige à Paris et les jeunes filles ressurgissent.

février 7, 2007

En haut il neige.
Dessous il grêle des pas.
La porte fermée métal bouscule la dame cinquantaine.
Pourtant son œil brille et les lèvres ne ressemblent pas aux machoires fatiguées de ses voisins.
« Ah la neige… vous le faisiez pas vous ?
- Quoi donc ?
- Attraper la neige du bout de la langue »
Image de petites filles courant sur le blanc pays langues tendues sorties du halo de rose rond de leurs bouches ouvertes où se déposent des flocons fondant sur ces papilles rapeuses.
« Non c’est vrai…
les garçons eux ils s’envoient des boules de neige avec des marrons dedans. »

L’aurait-on oublié ?
L’inné ainsi acqui rend le garçon fonceur culbuteur et la fille offerte, douce, langoureuse car languissante et lapante.