President / parle / Nation / !

mai 22, 2009

Radio.

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Un seul chien glapit….

mai 22, 2009

Nuit.
Vent entre les bundinki.
Quartier d immeubles.
Herbes entre.
Crotte de chiens tenus en laisse dedans.
Toutes les portes se ressemblent.
Tous les immeubles se ressemblent,
la nuit.
Des silhouettes s ombrent dans les herbes.
Dormir.
Au loin,
au loin,
un son.
Jeden budinek… un immeuble.
Dwa bundiki…. deux immeubles.
Miasto budinkow…. ville d immeubles.
Mais au loin,
toujours,
entre les plaques de mur,
entre les fenetres lumineuses suspendues dans le noir,
s amplifie l aboie
qu une gueule baveuse repete
encore
silence
encore
vent
encore
aboie
et ce son cesse le somme.

Un seul chien glapit
et tout est trop peuplé.


Alerte de la 4 voies au futur passager solitaire dans son ilot central

mai 21, 2009

Nous attendons le tramway.
Ici c est tramwaj.

Lodz Fabryczna.

La gare n a pas change. Son allee de petits cubes de platique vend toujours des sandwichs entoures de saoulards locaux qui jamais ne decolleront. Malgre qu ils soient bronzes ou que certains portent des chaussures roses, leur odeur pisse est tres forte.
La fatigue alcoolique et son haut degre proche du 90 qu ils ingurgitent semble avoir aussi attaque les facades environnantes. Ici, il y a encore des immeubles en peau de vache, des plaques qui ont lache prises pour laisser voir les briques. Des trous noircis par la pollution. Rien a voir avec les staccatos d immenses immeubles precedents sur les larges avenues peu avenantes mais qui dont ont ete presque la plupart ete repeints avec des fausses impressins de perspectives paysageres geometriques ouvrant les regards, ce qui est mieux oui que ces vastes gris anciens qui barraient les horizons.
Mais ici, dans la petite gare, l horizon est bas.

Apres le parking, il y a une grosse avenue a 4 voies.
Voitures bruyantes entre les nids de poules.
Au milieu de ces 2 x 2 voies, 2 paires de rail fluet.
Des plaques disjointes permettent une relative securite au milieu du torrent pour attendre le tramwaj.
Ca bruit.
Beaucoup.

Entre les cubes de sandwiches a viande et les kiosques Ruch ou on trouve de tout et ou il faut se baisser enormement pour communiquer avec l interieur qui recele un vendeur qui lui aussi se contorsionne pour achopper notre regard qui se baisse au plus bas ecrase par la reduction de l ouverture du au tas d achanladage vitrinal qui ne fait pas bon menage avec la large ouverture d une simple relation de clientele, et donc entre tous ces cubes de vente, un panneau.
La future ville.
De nouveaux blocs, gros blocs et la gare souterraine, nouvelle.

De l ilot central d attente du tramwaj, nous voyons par dela les murs en peau de vache regurgites, l immense complexe cousin de techernobyl, ex machine a faire de l electricite pour la ville, toujours la, ses deux tours vides et ses baies vitrees immenses, tout pour attirer l amour de David Lynch qui la y fera son musee d art, sous la face des saoulards saouls locaux toujours le regard effare et bas vers les poubelles qu ils trient encore et toujours.

Ilot central au milieu des 2 x 2 voies devant les 2 x 2 rails.

Une voiture evite un nid de poule et s arrete.
Police.
Un officier seul dedans.
Un haut parleur sur le toit.
Prise en main de micro.
Crissement hurlant.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Sursaut soudain.
Oreille couinee.

Que se passe t il ?
David Lynch nous installe deja sa bande son sifflement hurlule ?

La mamie assise d un bond est bord de la 2 x 2 voie.
Nous, trois personnes, s approche de l officier.

Le haut parle siffle hurlule grave aigue, couinement vif saignant.
L officier l arrete coiuic.

L epaule bouge, la vitre descend.
Il parle tete dehors fenetre vent passage rapide voitures autour.

Comment ? c est pas pour nous ?
Ah c est pour le passager de l autre cote de l ilot ?
L homme tout seul dans l arret tramwaj face ?
Y a pas tramwaj pour lui ?

Ok.
Merci.

La voiture repart cahote.
L officier dedans.
En fait pas police.
Toujours son haut parleur disfonctionnant hurleur sur le toit.
L homme en face seul futur passager volontaire n a rien compris.
Apparition nouvelle brutale.
Notre tramwaj est la.
Bruyant cliquetis metal.
Pschhht les portes au marches etroites peu pratiques a grinmper.
Oreille toujours sifflante se laisse emmener par le wagon cahotant.

Quittons l ilot au milieu des 2 x 2 voies
avec son unique pas futur passager de l autre cote de l attente
tres bon pour l amour situation David Lynch.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Y est il encore ce soir nuit souffle vent entre lampadaire
l unique futur passager du tramwaj qui jamais n apparaitra a lui ?.


A part boire et puis dormir, ici, y a rien a faire. . .

mai 18, 2009

Je suis dans une ville.
Nuit.
Les barres d immeubles se succedent les unes sur les autres.
J ai quitte le club de meditation massage spirite rituel maori nouveau zelandais perdu dans une foret quelque part au nord du pays au bout d une longue route sinueuse de plus d une demi heure a travers sable et foret et lac qui menait vers ce trou perdu isole pour en sortir en sens inverse de jour maisons et eglise en bois et puis route et puis route et puis gare et puis train trajet cinq heures a passer dans les paysages qui s etirent.

Donc la ville.
Quoi de neuf par ici?
Les barres d immeubles ont ete repeintes,
les voitures sont neuves,
le goudron est neuf.

Il y avait pas tous ces panneaux et ces magasins a l epoque en arriere.
Transformation :
pub, gros cube, bitume.

Ici a par boire et dormir
y a rien a faire
qu il dit.

Heu c est vrai que dehors ca picole au coin des blocs.
Dans ce quartier y a que des blocs
et les boeufs locaux sont vraiment beauf
surtout avec les aureoles des rares lampadaires
ca glauquifie.

Je sais pas du tout ou je suis
enfin la ville
le nom oui
mais le quartier
je vois pas si je suis au nord du sud ou l inverse.

Bon verra bien.

Elle dit:
Tu sais, ils ont construit, tu vois, la ou il y avait l ancienne usine en brique rouge, un centre commercial et puis un musee d art contemporain et puis un multi-kino et puis des pubs et puis et puis et puis et puis un immense hotel tout neuf, enorme, c est tout neuf et c est juste en face ce quartier des pires misereux de la ville, et eux ils n ont pas bouge, ils sont, oh, tellement rien, meme pas de toilette dans leur appartement et puis soudain devant eux, cet immense hotel, et puis eux, ils passent la journee a boire devant ce tas de modernite, juste de l autre cote de la rue, assis quasi immobile devant la fourmilliere…

Bon verra bien ce qu il adviendra en ce territoire.


Couloir des vies en passage

mai 14, 2009

Quatre heures a attendre.
Que pouvons nous avoir en tete lorsaue nous devons attendre, se mettre sur pause, sous le suintement de petits sons electriques persiflant

Au pied plus loin, voire a trois pieds et quelques pouces,
une petite fille.
Par terre, elle encastre une poupee blonde sur un cheval blanc.
Et nous?
Plus de jeux jouet a encastrer?
Juste fermer les yeux et s assoupir?
Dormir est il notre seule possibilite de se raconter des histoires?
Ou bien, nous faisons la queue devant la playstation en esperant que l improbable miracle de la defascination tombe sur le joueur envoute qui occupe l ecran ou il se passe tant de choses en opposition au sol plat des vies plates qu arepnte nos pieds plats de se lamenter de trainer un temps long et sans rien en ces couloirs d envols.

Allongeons les jambes alors,
allongeons les a cote d une dame des iles lointaines,
et garder l impression d etre deja loin,

Postons le regard sur le couloir,
la ou passe des vies occupes, sans jeux, si ce n est l enjeux de l envol.
Des corps gros, raidis, trop cools, trop fiers, trop pileux, trop restreints…
un defilement sans fin
oh un bloc de cravateux noir, impression de bonne soeur,
une calvacade de pas presses,
des bouches aux sons etranges,
des curiosites pile a l heure ou j aurai du etre dans un musee voir des creations,
voila que j observe des creations de la vie,
des formes concretes de tous les arrangements des genes.

Un jeune grand couple beau enlace avance.
A leur cote une petite dame grosse au pas presse essaye de suivre leur avance.
Elle fixe ebahie la beaute du grand gars et profite de la reponse a sa question pour l admirer.
Elle est perdue qu elle dit,
pas envie de finir en ce terminal dis donc.

Sur un charriot, un vieux monsieur stupefait, recroqueville sans mouvement, le pied depasse du systeme.
Le pousseur s arrete et remet le pied a la bonne place, le scratche.
Une vieille dame souriante derriere.
On ne sait pas si le vieux monisuer percoit ce qui l entoure.
Le chariot repart, l etiquette de l envol tourne au concentrique extreme de la roue.

Un paysan ardent de rentrer dans a ferme lointaine,
clopine a petit pas,
sa facon de courir vers le B 20 qui va fermer annonce la voix,
et il fait vite apparement,
et se racle brutalement la gorge comme s il etait tout seul dans son champ de patates.

Un couple avance calme.
Lui en chenise souriante hawaienne.
Elle en robe a froufrou dentelle blanc lunette annes cinquante.

Une grosse dame porte un chien dans ses bras.
Derriere, courille un petit homme qui serre la maison du nchien.
Il demande a sa grosse d une voix fluette: Arretons nous ici
et elle tres autoriaire et voix grave: Non, plus loin!

Plus loin, une femme a la poitrine completement descendue sur son ventre rebondie.

Un groupe de pilote et hotesses, le pas alerte de l aeroport,
traversant sans peine n importe quel couloir,
les physiques jamais ingrats
rient.