You too die…
si tu manges trop de la française à la sauce piquante
disaient les portugais de Porto au japonais pas de Porto qui répondit tout affolé:
Me No Die !
Me No Die !
janvier 21, 2007Les rivières sales, les vitrines propres et non l’inverse!
janvier 21, 2007Continuons la route ferreuse de la voie ferré et contemplons encore ce paysage qui s’offre aux perles de nos vues.
Ah la beauté sauvage de la nature intacte, magnifiée de ses petites couleurs ci et là, c’est si subtilement agencées par le hasard des flots, tous ces petits bouts de plastiques suspendus dans tous les buissons et branchages de toutes les rivières qu’on a pu croisé lors de ce périple que c’est à se demander pourquoi ils briquent tant leurs vitres et vitrines toutes les bonnemines et les bonommes à astiquer si fort la reluisance qui s’étale dans la rue que juste derrière tout se dégueule dans le vaste dépotoir qu’est leur pays… on trouve de tout n’importe où, un vrai supermarché à ciel ouvert: frigo, gazinière, bidet, monceaux divers et variés…
Au pays de la liberté sans achat…
Y’a qu’à se baisser!
Cliqueti cliqueta caqua le contrôleur
janvier 21, 2007Derrière la vitre, le paysage défile. Pourtant, le bruit caractéristique d’un coupe ongle se fait régulièrement entendre. Il ne vient pas de derrière ce rocher, ni de ce bosquet d’eucalyptus, ni de derrière le tas de ferraille, ni de ces toits tuilés aux extrêmes pointes recourbées, ni surtout pas des azulejos bleus des murs de la gare qui filent vite derrière la vitre…
Le coupe ongle est dans le wagon, à intervalle plus ou moins régulier clipe sa coupure.
Un contrôleur gris couloir.
Main d’un dossier train tend un billet train.
Main machiné outil métal clipe troue le billet.
C’est ainsi que dans un pays sage qui file par vitre sans tempête dans les trains d’ici clipètent cliqueti cliqueta les contrôleurs des trains cliquètent.
Petits jardins lisboètes
janvier 21, 2007Le train rapide file doucement sur ses rails entre les immeubles de la capitale.
Collines et vallons immeublés se succèdent.
Abrupte fissure donne vue sur un replas tout en bas.
Oh… tout plein de petits jolis jardins avec ses cabanons présentent ses rangées de légumes trop vite entraperçus et paradoxalement bien au milieu de tous ces tas d’étages s’empilant les uns sur les autres avec son petit mètre carré de balcon pour y faire pousser sa beu, une plante grasse agonisante ou du linge avec des fruits et des fleurs en motif.
Surement que c’est là que les quelques rares Marias des étages de ce pays peuvent veiller jour et nuit à leurs mâles jardiniers…
Quand l’appétit immobilier réveille la vieille Lisbonne
janvier 21, 2007Le tramway d’intérieur bois au gros volant joli que l’on croyait destiné aux touristes travaille tous ses jours et nuits à transporter les quidams du cru dans tous les points de ses arrêts.
Filant dans la ville, la vitre livre les façades rues aux regards admiratifs de ce mélange de beauté mosaïque.
Hangars, vieils entrepôts et autres dépôts sont bien trop beaux pour n’être que des hangars et de vieils entrepôts. Dans ces oripeaux s’installent des cafés pétasses et des magasins lounges.
Une façade.
Une de plus, sauf que celle là n’était qu’une vaste façade voire n’était plus qu’une vaste façade ancienne. Tout son intérieur est un terrain vague vaste.
De gros croix en fer poutre grise métal terne enfoutré dans un long bloc de béton enserre de toute part la façade afin qu’elle ne tombasse pas.
Elle fait un angle, la façade, avec une autre rue déboulant sur l’avenue au tramway jaune et beau blanc.
Un angle en ce moment où fleurit les herbes folles attend la pelleteuse excaveuse et la grue constructeuse d’étages jolis designs sur une base authentique rescapée.
Une façade s’allonge tenue en laisse par des gros pilots métal prisonnant sa face que de pierre avec quelques voutes béantes, attend une entrée dans la future vie lounge.
Lisbonne aussi est rejoint par la transformation gangrénatique du centre ville en parc Mickey pathétique pour gens authentiques.
Du sourire de tous les gens de la contrée
janvier 21, 2007Dans un beau jardin Macao et tropical, sous le soleil bleu et beau de cet hiver, deux enfants trouvent des bouts de feuilles d’automnes, longs et tous recourbés. En les mettant au bout de leurs doigts, ils s’amusent à vouloir se faire peur en criant riant autour de leur maman.
Deux touristes discutant les croisent.
RRRRRAAAhhh crie soudain l’un d’eux violemment en terrifiant les enfants hurlant derrière leur mère.
Ah AH Ah répondit la maman soudain sourire se plaignant aucunement de la vilaine farce.
Que ce soit au nord, à l’est, au sud,
dans les villages des monts et des vallées
ou que ce soit dans la capitale
dans la rue ou dans un magasin
jamais ces visages pourtant rustres et fermés de prime abord
n’ont manqué de sourire ou de se réjouir à la moindre pantomime ou bêtise guturale profationné en leurs lieux
…
Qu’elle est donc la source de cette chaleur humaine?
Les mendiants ancestraux sont toujours d’actualité
janvier 21, 2007A Lisbonne, il semblerait que les mendiants soient restés dans le même état d’esprit et de physique et de lignée de la veine de la cour des miracles. Une sorte de besoin profond de spectacularisation profonde percutant la rencontre avec les regards, sur d’un choc pouvant provoquer un émoi avec un possible retour de monnaie rebondissante.
Un lascar dos au mur, cul par terre, jambe allongée, pantalon retroussé, tibia gouffre béant d’une plaie énorme sans croûte béé son sanguinolent rougeoyant à vif charcutaille profonde.
Un homme tatonnant son avancement dans le métro main tendu marmonnait une phrase en boucle la tête longue légèrement relevé vers les néons exposant aux regards ses paupières closes déformées par l’absence des deux yeux nous dévisagea passage brièvement fixe.
Un gamin de l’est avance tordu d’une épaule plus haute que l’autre joue de l’accordéon habillement des doigts sur les dizaines de notes blanches des boutons de son instrument rouge sur lequel se pose l’ombre porté d’un petit pot Coca-Cola qui recueille la monnaie de ses apitoiements, ledit pot se suspend à bout de petite corde blanche entre les lèvres serrés d’un petit chien roux brinquebalant son regard marron plaintif posé sur l’épaule haute dudit gamin toujours avançant le cou tordu car calant sa bête.
Retour à la pensao…
Matin soleil bleu vivace et joyeux.
Offertoire d’aventures à voir dans les ruelles.
Clé sur la porte et ciao la chambre aux couvertures aux couleurs vives et florales.
Brève vision des femmes de ménage souriantes dans le couloir et puis celle qui aspire dans la salle à repose avec sa machine à aspirer.
…
Retour arrière mental sur la salle à repose ou salle tv ou salle canapé ou salle…
oui, elle était bien de peau foncé à contre jour devant la fenêtre verticale aux rideaux blanchâtres passant l’aspirateur devant sa blouse rose et blanche et nous souriant du coté de son visage gauche, le droit était bien plus sombre comme si une pierre anguleuse s’encastrant pleinement avait violemment happé cette partie de sa face désormais manquante.
Simplement des joueurs de dominos
janvier 20, 2007Une montée de rue,
comme il y en a tant à Lisboa,
menant vers une descente de rue,
comme il y en autant dans les villes du Portugal,
un bar avec des néons un peu renfermé.
Porto, bière ou jus de fruit oui mais lequel?
Derrière nous, une tablée,
des personnes debout tout autour de la tablée,
fumée ventriloque et silence des grands moments,
tension fatidique de la chute d’une main dévoilant son jeu:
un point noir d’un coté, six points noirs de l’autre coté,
les gros doigts les raccordent joyeusement à une ribambelle de dominos.
Casquettes sur bouches tordus,
grosses têtes sur petits dominos,
des gueules tirées des meilleures peintures du XVIII°.
Les spectateurs s’enflamment placidement.
Une grosse femme surgit avec sa jolie toute petite fille vive pour récupérer son gros mari tout rabelais qu’il est encore à jouer aux dominos comme tous les soirs bière sur bière.
La petite fille court ci et là,
insouciante de vivre dans un si beau tableau de gueules brutes avides des petits dominos à poser d’un coup sec sur la table claquante de recevoir une poigne si dure et ridée des travaux extérieurs.
Tout simplement des joueurs de dominos.
Ici
ou un peu plus haut dans un autre café
mais
avec la même gouaille
…wouah.
Caméra!… Filme moi! Filme moi!
janvier 20, 2007A la recherche de quelques centimes en bas de la machine à boisson, deux gars qui se la jouent méchants, parlent fort et se miment d’être durs.
Ils fouinent la piécette de miséreux et portent des baskets de marques tout criant tout flambant tout dégoutant de leur centaine d’euros qu’ils coûtent tout juste bon à faire puer leurs pieds cambrés.
En haut, au-dessus du quai du métro, un couloir sans mur mais à rampe surplombant l’attente des voyageurs d’en bas, une équipe télé se met en place. Lourde caméra, pied pesant à déployer, micros à bonetter, présentatrice à maquiller, personnalité à glisser dans le flot des passants…
Les deux pauvres loustics, à la vue du gros objectif, bondissent en singe quémandeur de reconnaissance et crient en violences vaniteuses :
Caméra! Ici! Filme moi! Filme moi!
comme la merde quémande le regard lubrique du moindre trou du cul à paupière.
La sauce Obrigado
janvier 20, 2007En voyage, l’étranger perçoit une sonorité sympathique avec laquelle il se familiarise. En la répétant, il entre en simili-connivence avec les habitants de ce trou du cul qui sait très bien vivre sans lui et suffit qu’il y vive pour qu’il devienne un trou normal jusqu’à ébaucher un repli qui se gonfle jusqu’à la forme du nombril central d’un vie. Du trou perdu au nombril paumé, les choses vont vite.
Cependant, la situation du mot repéré et amical qui permet un échange bref et futile avec les habitants du cru et aussi avec ceux d’origines non contrôlés était fort simple: il s’agit du “merci” local, sans langue des signes mais en vrai langue cela donne “Obrigado”.
Malheureusement, comme il parait qu’à toute chose bonne son pendant suit, nous ne connaission que lui et lui ne connaissait que nous et alors le malheureux fut plongé à toutes les sauces des diverses situations des rencontres:
Obrigado en entrant au boucher, Obrigado en sortant du restau, Obrigado au gardien de la petite église, Obrigado à tous les chauffeurs, qu’ils soient en bus en taxi ou en avion, Obrigado aux cuisinières et au cuisinier, Obrigado à toutes les concierges, Obrigado à tous les veilleuses et le veilleur de nuit, Obrigado à l’église, Obrigado à la plage, Obrigado fait de la mousse au chocolat, Obrigado en a plein le dos!
Est ce que nous nous disons merci merci à qui mieux mieux tout le temps par tous les temps dans chaque lieu où cela se peut s’y dire?
Publié par misterblick
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